Analyse des ventes de médicaments aux hôpitaux et officines en France

Les ventes de médicaments
aux officines et
aux hôpitaux en France
Chiffres-clés 2007
4
ème
édition
Novembre 2008
Rapport

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Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé
Direction de l’évaluation de la Publicité, des Produits Cosmétiques et Biocides
- 1 –
Publiés pour la première fois en novembre 2005, ces chiffres-clés
s’efforcent de retracer les évolutions les plus significatives, de
mentionner les faits les plus marquants et de dégager les
caractéristiques essentielles du marché pharmaceutique. Ils répondent
ainsi à la préoccupation de diffuser rapidement, sous une forme
synthétique, les principaux résultats de l’année écoulée.
Bien entendu, les données que contient ce rapport ne sont pas
encore définitives, mais les corrections qui y seront éventuellement
apportées, lors de la publication du rapport complet, devraient être
limitées et ne pas modifier les tendances dégagées.
Ces deux documents, qui sont désormais publiés chaque année à
environ six mois d’intervalle, visent à apporter les données de long
terme indispensables pour dégager les tendances de fond mais aussi les
données plus récentes dont on ne peut se passer pour étudier la
conjoncture.
Jean MARIMBERT
Directeur général de l’Afssaps

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SOMMAIRE
Ventes de spécialités pharmaceutiques en France
……………………..Page 3
Evolution des ventes entre 1997 et 2007
………………………………….Page 4
Evolution des parts du marché officinal entre 1997 et 2007
…………..Page 5
Décomposition 2007 du marché officinal
…………………………………Page 6
Part des génériques remboursables
……………………………………….Page 7
Le marché des médicaments orphelins
………………………………….. Page 8
Parts de marché 2007 détenues par les produits les plus vendus
……Page 9
Les cinquante produits les plus vendus en officine en 2007
…… Page 10
Les cinquante produits les plus vendus à l’hôpital en 2007
……………Page 11
Classes ATC niveau 2 les plus vendues en officine en 2007
…………..Page 12
Classes ATC niveau 2 les plus vendues à l’hôpital en 2007……
………Page 13

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Très modérée en 2006, en raison de la conjonction de plusieurs facteurs
exceptionnels, la croissance des ventes de médicaments a été plus soutenue
en 2007
. Elle demeure néanmoins inférieure – pour les principales composantes du
marché - à l’évolution tendancielle observée au cours de ces dix dernières années.
En ville, tout d’abord, les baisses de prix appliquées à certains médicaments
brevetés, les actions de maîtrise médicalisée, la part croissante de marché détenue
par les génériques, mais aussi de moindres transferts de marché de l’hôpital vers la
ville ont contribué à modérer la progression du chiffre d’affaires des spécialités
remboursables. Quant aux médicaments non remboursables, dont le marché a
bénéficié en 2006 de l’apport des spécialités que l’assurance maladie ne prend plus
en charge, le rythme de progression de leurs ventes a été légèrement supérieur en
2007 à celui qui était observé avant 2006. A l’hôpital, après la baisse de 2005, la
progression des ventes a repris à un rythme de plus en plus soutenu (+3,6% en
2006, +7,6% en 2007). Toutefois une analyse par classe montre que, contrairement
à ce qui a été longtemps observé, ce ne sont pas les antinéoplasiques mais d’autres
classes, telles que les immunoglobulines et les immunosuppresseurs, qui ont
principalement contribué à la croissance du marché.
LES VENTES DE SPECIALITES PHARMACEUTIQUES
EN FRANCE

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EVOLUTION DES VENTES EN VALEUR DES SPECIALITES
PHARMACEUTIQUES ENTRE 1997 ET 2007
EVOLUTION DES VENTES EN QUANTITES DES SPECIALITES
PHARMACEUTIQUES ENTRE 1997 ET 2007
95
100
105
110
115
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Unités vendues aux officines
TCMA = 0,8%
Base 100 en 1997
100
120
140
160
180
200
220
240
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
C.A.Ville C.A.Hôpital
TCMA = 5,6%
Base 100 en 1997
TCMA = 8,4%

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91,4%
8,6%
92,1%
7,9%
92,3%
7,7%
92,8%
7,2%
92,9%
7,1%
93,0%
7,0%
93,3%
6,7%
93,4%
6,6%
93,7%
6,3%
92,9%
7,1%
93,0%
7,0%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Non remboursable
Remboursable
EVOLUTION DES PARTS DU MARCHE OFFICINAL EN VALEUR
ENTRE 1997 ET 2007
Le marché officinal 2007 présente une décomposition presque identique à celle
de l’année 2006.
La progression de la part des médicaments non remboursables
observée en 2006 ne résultait pas, rappelons-le, d’une croissance soutenue des
ventes de spécialités non remboursées aux assurés sociaux, mais à un effet de
champ. En effet, les déremboursements intervenus le 1
er
mars 2006 ont
mécaniquement entraîné un report des ventes d’un segment du marché vers l’autre.
Les deux figures de la page 6 présentent la décomposition du marché officinal en
fonction de leurs conditions de prescription : prescription obligatoire (SPO) ou
prescription facultative (SPF). En valeur, les spécialités remboursables soumises à
prescription représentent plus de 80% des ventes destinées au marché officinal. En
quantités, cette prépondérance des spécialités remboursables soumises à
prescription est moins marquée : leur part de marché est de 54,5%. Le marché des
spécialités non remboursables soumises à prescription est – en valeur -
essentiellement constitué par les contraceptifs oraux et par quelques spécialités
récentes disposant de marchés très spécifiques.

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DECOMPOSITION 2007 DU MARCHE OFFICINAL EN VALEUR SELON
LE STATUT DES SPECIALITES
SPO remboursables
81,8%
SPF non remboursables
4,9%
SPO non remboursables
2,1%
SPF remboursables
11,2%
DÉCOMPOSITION 2007 DU MARCHÉ OFFICINAL EN QUANTITÉS SELON
LE STATUT DES SPÉCIALITÉS
SPO remboursables
54,5%
SPF non remboursables
12,5%
SPO non remboursables
1,0%
SPF remboursables
32,0%

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LA PART DES GENERIQUES DANS LE MARCHE
DES SPECIALITES REMBOURSABLES
3,0%
6,8%
3,9%
7,8% 5,2%
10,8%
6,6%
12,6%
7,6%
15,4%
8,6%
18,0%
9,6%
20,0%
0%
1%
2%
3%
4%
5%
6%
7%
8%
9%
10%
11%
12%
13%
14%
15%
16%
17%
18%
19%
20%
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
En valeur En quantités
En 2007, un médicament sur cinq acheté dans une officine était un générique
.
La progression de la part de marché des génériques procède de deux facteurs qu’il
convient de dissocier. Le premier facteur est dû à l’augmentation du taux de
pénétration des génériques au sein de chaque groupe générique (composé de la
spécialité de référence et de ses génériques). Le second résulte d’un « effet de
champ » lié à l’élargissement du Répertoire des génériques de l’Afssaps. Plus le
marché couvert par le Répertoire s’accroît, plus le potentiel de développement des
génériques est important. De surcroît, l’obtention du tiers-payant est désormais
subordonnée, dans de nombreux départements, à la délivrance de médicaments
génériques. Cette disposition – en incitant les patients à accepter la substitution
d’une spécialité de référence par un médicament générique – contribue donc à
renforcer le taux de pénétration des génériques.
La part de marché des génériques est beaucoup plus élevée en quantités qu’en
valeur. Cela est dû tout d’abord à ce que les prix de vente des génériques sont
moins élevés que ceux des spécialités de référence (50% pour les nouveaux
génériques, et même 55% à compter de 2009), sauf dans les groupes sous Tarif
Forfaitaire de Responsabilité (TFR) où les prix des spécialités de référence ont –
pour des raisons concurrentielles - souvent été alignés par les entreprises sur le
TFR. Il en résulte qu’au sein de chaque groupe générique, la part de marché des
génériques est plus importante en quantités qu’en valeur. D’autre part, les classes
dans lesquelles des génériques sont présents ne sont pas les plus chères, les prix
les plus élevés étant accordés aux spécialités innovantes, récemment
commercialisées. Toutefois, cet écart de prix diminue car le Répertoire de l’Afssaps,
en s’élargissant, intègre des substances actives plus onéreuses que celles qui
figuraient dans ses premières éditions.

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LE MARCHE DES MEDICAMENTS ORPHELINS
71
-
71
64
88
113
88
142
135
155
174
254
-
50
100
150
200
250
300
350
400
450
2002
2003
2004
2005
2006
2007
hôpitaux officines
Il sera tout d’abord précisé que ce chiffrage porte exclusivement sur les
médicaments désignés comme orphelins en application du règlement (CE)
n°141/2000 du Parlement européen, et qui figurent donc sur le registre européen des
médicaments orphelins.
Les données présentées
(qui excluent l’année 2001 pour
des raisons de confidentialité)
montrent une croissance rapide du marché des
médicaments orphelins en France, constitué en 2007 par trente-deux
spécialités
. Il convient toutefois de relativiser cette croissance en prenant en compte
la taille de ce marché : environ 1,6% des ventes en valeur de médicaments en
France. En quantités, cette part est, bien entendu, beaucoup plus modeste : elle
représente moins de 1/10 millième de la consommation quantitative (ce qui corrobore
le fait que les médicaments orphelins se rapportent à des maladies rares dont la
prévalence est inférieure à 5/10 millièmes). Les classes les plus représentées parmi
ces trente-deux médicaments orphelins sont les « autres médicaments des voies
digestives et du métabolisme » (A16) avec dix spécialités, et les « antinéoplasiques »
(L01) avec huit spécialités. Les indications des dix spécialités classées en
« A16 »portent notamment sur les maladies de Gaucher, de Fabry et de Wilson.
Pour les huit spécialités classées en « L01 », il s’agit – entre autres - de différents
types de leucémies et du carcinome corticosurrénalien. Les spécialités appartenant à
ces deux classes représentent 75% du montant des ventes en valeur de
médicaments orphelins.
Millions d’euros

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0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Officine 2007 7,9%
11,7%
18,2%
32,1%
46,0%
67,3%
83,0%
Hôpital 2007 18,3%
29,0%
41,4%
59,9%
73,8%
88,7%
95,8%
Les 5 premiers Les 10 premiers Les 20 premiers Les 50 premiers Les 100 premiers Les 250 premiers Les 500 premiers
PARTS DE MARCHE 2007 EN VALEUR DETENUES PAR LES PREMIERS
PRODUITS VENDUS AUX OFFICINES ET AUX HOPITAUX
Ce graphique met en évidence une concentration du marché beaucoup plus
forte à l’hôpital qu’à l’officine
. L’écart relatif est d’autant plus important que le
nombre de médicaments retenus est faible. Ainsi la part de marché détenue par les
vingt premiers produits est plus de deux fois supérieure à l’hôpital qu’en ville. Et plus
de 18% du chiffre d’affaires « hôpital » est réalisé par cinq médicaments seulement.
A contrario, des milliers de médicaments ne détiennent qu’une part de marché très
modeste. En 2007, près de 3000 médicaments différents ont été vendus aux
officines et près de 2300 aux établissements hospitaliers.
Les classements des pages 10 et 11 confirment que le marché officinal et le
marché hospitalier sont très différenciés.
Ils ne présentaient
en 2007 que cinq
médicaments communs et il s’agit – pour trois d’entre eux - de spécialités réservées
jusqu’en 2005 à l’usage hospitalier. A l’hôpital, parmi les cinquante produits les plus
vendus, on retrouve surtout les médicaments anticancéreux, les médicaments
destinés au traitement du VIH ainsi que quelques spécialités ayant des indications
dans des maladies rares. En ville, ce sont les médicaments reliés aux maladies
cardio-vasculaires, les anti-ulcéreux, certains médicaments du système nerveux
central ainsi que les antiasthmatiques qui réalisent les chiffres d’affaires les plus
importants. Le marché officinal en quantités comprend de nombreux antalgiques,
mais aussi des médicaments de la sphère ORL, des veinotoniques et des antitussifs.
Seuls treize médicaments sont communs aux classements du marché officinal en
valeur et en quantités.

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LES CINQUANTE PRODUITS LES PLUS VENDUS EN OFFICINE EN 2007
Les lignes surlignées correspondent aux médicaments présents dans les deux classements.

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LES CINQUANTE PRODUITS LES PLUS VENDUS AUX ETABLISSEMENTS
HOSPITALIERS EN 2007
En valeur
(chiffre d’affaires calculé sur la base des prix réellement facturés)
Les solutions de remplissage et les gaz médicaux ont été exclus de ce classement
Les lignes surlignées correspondent aux produits apparaissant également dans le
classement en valeur en officine

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CLASSES ATC NIVEAU 2 LES PLUS VENDUES, EN VALEUR
(remboursable + non remboursable), SUR LE MARCHE OFFICINAL
Les lignes surlignées correspondent aux classes dont le taux de croissance dépasse 10%
Principaux faits marquants
:
Pendant plusieurs années, les reports de marché de l’hôpital vers la ville ont
beaucoup contribué à la croissance des immunosuppresseurs (L04). En 2007, ce
facteur n’a plus joué : la progression des ventes de la classe doit être imputée, pour
l’essentiel, aux deux anti-TNFa disponibles en officine.
Le taux de croissance élevé (11,4%) des ventes de médicaments antiasthmatiques
(R03) est principalement dû à la progression des ventes d’un nouveau médicament
(commercialisé en 2006) destiné aux patients présentant une bronchopneumopathie
chronique obstructive.
La commercialisation en 2007 d’une nouvelle spécialité destinée au traitement de la
dégénérescence maculaire liée à l’âge explique la forte croissance des ventes des
médicaments ophtalmologiques (S01).
Le montant des ventes des médicaments pour les troubles de l’acidité (A02) continue
à décroître. Les facteurs économiques présentés dans la précédente édition
(commercialisation de génériques de MOPRAL®, mise en place de Tarifs Forfaitaires
de Remboursement, etc.) ainsi que les résultats obtenus par les actions de maîtrise
médicalisée (concernant les inhibiteurs de la pompe à proton) expliquent ces baisses.
Pour la deuxième année consécutive, le chiffre d’affaires des hypolipidémiants (C10)
a fortement diminué : -7,0% en 2006, -8,0% en 2007. Ces évolutions résultent
principalement des facteurs suivants : actions de maîtrise médicalisée engagées par
l’assurance maladie, augmentation de la part de marché des génériques, baisse du
prix des statines inscrites au Répertoire en 2006.

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CLASSES ATC NIVEAU 2 LES PLUS VENDUES, EN VALEUR,
SUR LE MARCHE HOSPITALIER
Les lignes surlignées correspondent aux classes dont le taux de croissance dépasse 10%
Principaux faits marquants
:
La classe des « autres médicaments des voies digestive et du métabolisme » (A16)
présente la particularité de comprendre un nombre important de médicaments
destinés au traitement de maladies rares. Progressivement introduits sur le marché
français au cours de ces dernières années, ces médicaments, qui répondent à des
besoins thérapeutiques jusqu’alors non satisfaits, expliquent que les ventes de cette
classe continuent à progresser rapidement.
Le marché des immunoglobulines (J06) est toujours en très forte croissance. Au sein
de cette classe, ce sont les spécialités ayant des indications dans les déficits
immunitaires primitifs ou secondaires qui représentent la part de marché la plus
importante et dont la progression des ventes est la plus rapide.
En 2007, la progression des ventes des antinéoplasiques (L01) a été beaucoup plus
faible qu’au cours des années antérieures (23,3% en moyenne entre 1996 et 2006).
Quelques reports de marché de l’hôpital vers la ville ont contribué à ce
ralentissement mais ne peuvent complètement l’expliquer. En outre, il n’y a pas eu
d’effet-prix significatif (les prix de vente sont restés très stables). L’évolution
enregistrée en 2007 résulte en fait d’un effet de structure important (déplacement de
la consommation vers des spécialités plus onéreuses), mais dont l’impact a été
atténué par une légère diminution des quantités consommées (ce qui constitue
également un facteur nouveau).
Les ventes d’immunosuppresseurs (L04) ont continué à augmenter rapidement. Deux
facteurs permettent d’expliquer cette croissance. D’une part, l’effet modérateur
exercé pendant plusieurs années par les reports de marché vers la ville ne joue plus.
D’autre part, la forte progression des ventes d’un anti-TNFa réservé à l’usage
hospitalier a entraîné celle de la classe entière.