Grippe aviaire
La pandémie grippale, un enjeu sanitaire : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère que la pandémie grippale fait partie des trois principales menaces actuelles de santé publique dans le monde. Depuis 2003, l’OMS encourage les Etats à anticiper un tel risque. La France s’est engagée depuis 4 ans dans cette voie et une forte mobilisation gouvernementale a permis d’y contribuer.
La pandémie grippale, un enjeu de société : une pandémie grippale peut provoquer durablement une désorganisation du système de santé, de la vie sociale et économique ainsi qu’une paralysie partielle de services essentiels au fonctionnement de la société.
En situation de pandémie, chacun doit être informé des limites des interventions des pouvoirs publics, des collectivités territoriales et des actions d’organismes privés. Il est donc important que les gouvernements, les entreprises et les associations ayant une organisation structurée, contribuent à la sensibilisation progressive de la population, notamment aux risques liés à une pandémie et aux attitudes pertinentes de prise en charge individuelle et collective. La gestion
des risques dépendra aussi et même très largement des comportements individuels et collectifs des citoyens dans leurs actions familiales ou personnelles. Il sera important d’expliciter les raisons des recommandations qui seront données à la population sur les attitudes à adopter, pour que chacun comprenne les enjeux pour lui-même et ses proches.
Le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité nationale formalise la stratégie de communication de crise afin d’éviter cette désorganisation et protéger la population.
Cette stratégie porte sur la connaissance du risque, l’anticipation des pouvoirs publics et simultanément sur la sensibilisation de la population.
Extrait de : Livre Blanc sur la Défense et la sécurité nationale - Odile Jacob, La Documentation française, juin 2008 (p. 164)
« Sur les quinze années à venir, l’apparition d’une pandémie est plausible. Quelle qu’en soit l’origine, le traitement de ses conséquences serait identique, du point de vue de la protection de la population. La cinétique d’une pandémie à forte contagion et à forte létalité s’étendrait sur une durée de quelques semaines à quelques mois, en plusieurs vagues, qui seraient elles-mêmes espacées. Par son ampleur, sa durée, son extension géographique, son caractère indiscriminé, une telle crise est de nature à remettre en cause le fonctionnement normal de la vie nationale et des institutions. Les conséquences impliqueraient une mobilisation et une coordination élevées de moyens tant civils que militaires, nécessitant une planification aussi poussée que possible. Ce scénario aurait évidemment une importante dimension européenne et internationale. L’objectif premier étant d’éviter le développement pandémique, le premier volet de la stratégie porte sur la connaissance et l’anticipation et simultanément sur la prévention. Il comporte l’orientation du système de veille et d’alerte sanitaires, un effort continu de recherche, de développement et de production de produits de traitement, la planification de la vie nationale en situation de pandémie, la sensibilisation précoce de la population, la formation des intervenants et leur entraînement par des exercices, la constitution de stocks nationaux correspondant aux principaux risques sanitaires, enfin une contribution à l’action des agences internationales compétentes. En cas de déclenchement de la pandémie, il s’agit d’empêcher que la crise sanitaire ne dégénère en crise humanitaire, économique, sécuritaire, voire institutionnelle. Les pouvoirs publics devront s’attacher à la fois au traitement de la cause, par une action sanitaire d’ensemble, et au traitement des conséquences sur la société et les institutions. »
Dossier de presse Grippe Aviaire