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BEH 1 / 1
er
janvier 2008
1
Bulletin
épidémiologique
hebdomadaire
1
er
janvier 2008 / n° 1
p.1
Pratique du test de détection de sang occulte dans les selles (Hémoccult
®
) dans la population française, Enquête décennale santé
Insee, France 2002-2003 /
Fecal occult blood test (Hemoccult
®
) practice in French population: Insee Decennial Health Survey, 2002-2003
p.4
Acceptabilité et résultats du dépistage du cancer colorectal parmi le personnel de la Défense, France, novembre 2000-décembre 2004
Acceptability and results of colorectal cancer screening in defense personnel, France, November 2000-December 2004
p.7
Le BEH remercie chaleureusement les relecteurs des articles parus en 2007
The BEH wishes to thank all the reviewers for the articles published in 2007
Pratique du test de détection de sang occulte dans les selles (Hémoccult
®
)
dans la population française, Enquête décennale santé Insee, France
2002-2003
Delphine Serra (d.serra@invs.sante.fr), Hélène Goulard, Nicolas Duport, Juliette Bloch
Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France
R
Rééssuum
méé // AAbbssttrraacctt
Objectifs ­ Analyser le lien entre les caractéristiques sociodémographi-
ques et la pratique du dépistage du cancer colorectal par recherche de sang
occulte dans les selles (TDSOS).
Méthode ­ Un échantillon, issu de l'Enquête décennale santé de l'Insee
2002-2003, de 6 599 personnes âgées de 50 à 74 ans ayant répondu à la
question relative à la pratique du TDSOS, non suivies pour un cancer
colorectal, a été analysé.
Résultats ­ Trente pour cent des hommes et 23 % des femmes déclarent
avoir pratiqué un TDSOS au cours de leur vie, dont 11 % des hommes et 9 %
des femmes dans les deux ans. Les hommes âgés de plus de 54 ans, de statut
socio-économique élevé, ayant consulté leur médecin généraliste au moins
une fois dans l'année et non fumeurs avaient réalisé plus fréquemment un
TDSOS dans les deux ans. Les femmes âgées de plus de 54 ans ayant réalisé
une mammographie dans les deux ans et résidant dans un département orga-
nisant le dépistage du cancer colorectal avaient réalisé plus souvent un TDSOS.
Discussion-Conclusion ­ Chez les hommes, la pratique diffère selon le
profil sociodémographique alors que chez les femmes, c'est la pratique de
dépistage qui est déterminante. Les résultats permettent de faire un point
sur la pratique avant la généralisation, en 2008, du programme de dépistage
organisé à l'ensemble du territoire.
M
Moottss ccllééss // K
Keeyy w
woorrddss
Fecal occult blood test (Hemoccult
®
) practice in
French population: Insee Decennial Health Survey,
2002-2003
Aims ­ Analyze the links between socio-demographic characteristics and
colorectal cancer screening practices using a fecal occult blood test (FOBT).
Methods ­ Data from 6,599 men and women, selected from the 2002-2003
Insee decennial health survey, aged 50-74 years without colorectal cancer
history and asked about their FOBT life practice, were analyzed.
Results ­ Thirty percent of men and 23% of women had performed at least
one FOBT in their life. A percentage of 11% of men and 9% of women reported
having performed a FOBT within the last two years. Men aged over 54 years,
having a high socio-economic level, who had a general practitioner visit in
the last year and were non-smokers, had performed a recent FOBT more
frequently. Women aged over 54 years, having undergone a mammography in
the last two years, and living in a district with an existing colorectal cancer
screening program, had performed a recent FOBT more frequently.
Discussion-Conclusion ­ In men, factors associated with FOBT screening
are sociodemographic factors. For women, cancer screening attendance is the
major factor in FOBT practice. These results describe men and women FOBT
practice before the generalization of the colorectal cancer screening
programme which was extended nationwide in 2008.
Cancer colorectal, dépistage, TDSOS, facteurs socio-économiques, facteurs sociodémographiques / Colorectal cancer, screening, FOBT, socioeconomic factors,
sociodemographic factors
background image
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er
janvier 2008
2
Introduction
En France, le cancer colorectal avec 36 257 cas
annuels estimés en 2000, est classé au troisième
rang des cancers chez l'homme et au second rang
chez la femme. Entre 1980 et 2000, le nombre de
nouveaux cas a augmenté de 50 % [1]. En 2004,
16 458 décès par cancer colorectal ont été recen-
sés [2]. La survie en France est une des meilleures
d'Europe : la survie relative à 1 an est de 79 % et
à 5 ans, elle atteint 56 % [3]. Entre 60 et 80 % des
cancers du côlon se développent sur des tumeurs
bénignes précancéreuses, des polypes ou adéno-
mes [4]. La réduction de la mortalité en pratiquant
un test Hémoccult
®
tous les deux ans a été démon-
trée dans plusieurs études [5]. La Haute autorité de
santé, suivant les recommandations de la Confé-
rence de consensus de 1998 renouvelées en 2005,
recommande le dépistage systématique, tous les
deux ans, des personnes de 50 à 74 ans à risque
moyen [6]. Les personnes à haut risque familial ou
génétique relèvent d'autres stratégies de dépistage.
Le programme pilote de dépistage organisé du can-
cer colorectal par test Hémoccult
®
a débuté en France
depuis 2002 dans 23 départements dont cinq
avaient commencé en 2002-2003. Le programme
propose aux personnes âgées de 50 à 74 ans la
réalisation d'un test Hémoccult
®
tous les deux ans [7].
L'objectif est de décrire, à partir des données en
population de l'Enquête décennale santé de l'Institut
national de la statistique et des études économi-
ques (Insee) 2002-2003, la fréquence et le cadre
de la pratique récente déclarée du test de détection
de sang occulte dans les selles (TDSOS) et de déter-
miner les caractéristiques sociodémographiques liées
à cette pratique au moment du démarrage, en France,
du programme pilote de dépistage organisé.
Méthodes
Les données issues de l'Enquête décennale santé
de l'Insee 2002-2003 sont recueillies lors d'entre-
tiens à domicile en face-à-face avec un enquêteur
et par auto-questionnaire.
L'enquête a été conduite entre octobre 2002 et
octobre 2003. La question portant sur la pratique
d'un TDSOS (« Quand avez-vous eu pour la der-
nière fois un test Hémoccult
®
: recherche de sang
occulte dans les selles ? ») concerne 6 599 person-
nes âgées de 50 à 74 ans. Les personnes ayant ou
ayant eu un cancer colorectal (49) ont été exclues
de l'analyse. L'analyse porte sur 6 550 personnes
(3 189 hommes, 3 361 femmes) ayant répondu à
la question. Un test effectué dans les deux ans
précédant l'enquête est défini comme « récent »
pour la suite de l'analyse. La pratique a été étudiée
selon plusieurs groupes de facteurs : sociodémo-
graphiques, de comportements vis-à-vis de la santé
et de recours médical. Les données sur la pratique
de la coloscopie et sur les antécédents familiaux
de cancer n'étaient pas disponibles. Les effectifs
présentés sont ceux de l'échantillon, en revanche,
les pourcentages sont redressés en tenant compte
du plan de sondage. Deux modèles distincts de
régression logistique ont été développés, afin de
tenir compte de l'interaction existant entre le sexe
et les variables sociodémographiques et socio-
économiques. Les analyses univariées ont été ajustées
sur l'âge et chaque variable ayant un degré de
signification inférieur à 10 % dans le modèle d'ana-
lyse univariée a été intégrée au modèle logistique
multivarié.
Résultats
En 2002, 30 % des hommes et 23 % des femmes
ont déclaré avoir déjà pratiqué un TDSOS dans leur
vie. Un pourcentage de 11 % des hommes et 9 %
des femmes ont déclaré avoir pratiqué un TDSOS dans
les deux ans (tableaux 1 et 2). Ici, la pratique récente
du TDSOS sera étudiée plus particulièrement.
Parmi les 10 % de personnes de 50 à 74 ans ayant
réalisé le test dans les deux ans, 53 % déclarent
l'avoir réalisé dans le cadre d'un programme de
dépistage « systématique », 25 % sur avis médical,
en dehors de tout signe, symptôme ou maladie
digestive, 7 % sur demande personnelle. Seize pour
cent des personnes ayant pratiqué un TDSOS dans les
deux ans déclarent qu'ils ont agi suite à des signes,
symptômes ou une maladie digestive (résultats non
présentés). Parmi ces personnes, certaines sont peut-
être suivies régulièrement pour un problème médical.
L'âge est un facteur lié à la pratique du TDSOS dans
les deux ans pour les deux sexes, en analyse
univariée. Les pourcentages de réalisation les plus
faibles sont observés, quel que soit le sexe, chez
les 50-54 ans. La pratique augmente avec l'âge
jusqu'à 64 ans (14,9 % de réalisation pour les
hommes et 12,5 % pour les femmes) puis décroît
pour les âges plus élevés (figure 1).
Chez les hommes, la profession actuelle (ou der-
nière profession exercée) influence la pratique du
TDSOS. Indépendamment des autres variables, le
fait d'être (ou d'avoir été) cadre, d'exercer (ou
d'avoir exercé) une profession intellectuelle supé-
rieure ou une profession intermédiaire est lié à une
pratique plus fréquente du test par rapport au fait
d'être (ou d'avoir été) agriculteur, artisan, commer-
çant ou chef d'entreprise. En revanche, l'occupa-
tion actuelle (actif, retraité, autre inactif) n'a pas
d'influence. Appartenir à un foyer ayant un revenu
mensuel par unité de consommation supérieur ou
égal à 900
par mois favorise la pratique du TDSOS
en comparaison des ménages aux revenus plus
faibles. Ce rôle du revenu s'observe indépendam-
ment de la profession exercée et des autres varia-
bles. Chez les femmes, les variables socio-économiques
ne sont pas associées à la pratique du dépistage
en analyse univariée.
Les comportements associés à une attitude de
prévention, comme par exemple la consommation
de fruits ou la pratique régulière d'une activité
physique, ne sont liés ni chez les hommes, ni chez
les femmes, à la réalisation récente d'un TDSOS
lorsque l'on tient compte de l'ensemble des varia-
bles du modèle. Chez les femmes, le lien entre la
pratique régulière d'une activité physique et la
pratique récente du test est significatif lorsque l'on
ne tient compte que de l'âge, mais ne l'est plus
lorsque les autres variables sont prises en compte.
Seul le fait de fumer est associé, chez les hommes,
à une moindre pratique.
Le recours au médecin généraliste joue un rôle dans
le comportement des hommes tandis que chez les
femmes, cela n'a pas d'impact dans le modèle logis-
tique final. Chez les hommes, plus le nombre annuel
de consultations chez le généraliste est élevé, plus la
pratique du TDSOS dans les deux ans est fréquente.
Chez les femmes, la réalisation d'une mammo-
graphie datant de moins de deux ans dans le cadre
du programme national de dépistage organisé ou
dans le cadre d'un dépistage individuel, est asso-
ciée positivement à la pratique, indépendamment
des autres variables.
En 2002, 470 personnes de l'échantillon (225 hom-
mes et 245 femmes) résidaient dans un départe-
ment ayant débuté le programme de dépistage
organisé du cancer colorectal. L'existence, dans le
département de résidence, d'un programme de
dépistage organisé du cancer colorectal est asso-
ciée positivement à la pratique récente du TDSOS
chez les femmes, indépendamment des autres
variables, ce qui n'est pas le cas chez les hommes.
Par ailleurs, quel que soit le sexe, il n'existe pas de
lien en analyse univariée entre la pratique d'un
TDSOS et la souscription à une mutuelle de santé
complémentaire, le niveau d'études, le milieu de
résidence (rural/urbain) et le fait de vivre en couple
(résultats non présentés).
Hommes
Femmes
Tranches d'âge
50-54 ans
7,2
%
4,8
12,7
10,8
14,9
12,5
10,4 10,4
13,9
8,6
55-59 ans
60-64 ans
65-69 ans
70-74 ans
Figure 1 Répartition selon l'âge de la pratique récente déclarée du test de détection de sang occulte
dans les selles, Enquête décennale santé Insee, France, 2002-2003 /
Figure 1 Recent fecal occult blood test
practice by age, Insee Decennial Health Survey, France, 2002-2003
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3
Discussion
Sur l'ensemble des répondants, 26 % des person-
nes de 50 à 74 ans déclarent avoir pratiqué un
TDSOS au cours de leur vie. Au moment où le
dépistage organisé démarre, la pratique récente
du TDSOS (il y a moins de deux ans) est déclarée
par 10 % des personnes interrogées. En 2005,
d'après le Baromètre cancer 2005 de l'Inpes, 33 %
des personnes âgées de 50 à 74 ans ont déclaré
avoir pratiqué au moins une fois un TDSOS au
cours de leur vie [8]. Comme le montrent les résul-
tats, les caractéristiques des personnes faisant le
test ne sont pas les mêmes selon le sexe. Ainsi
que le Baromètre cancer l'a confirmé, la pratique
du test est moins fréquente chez les personnes
de plus de 70 ans et plus importante chez les
60-64 ans [8]. Le fait que les hommes déclarent
avoir fait plus souvent un TDSOS que les femmes
est en contradiction avec la pratique réelle qui
est plus élevée chez les femmes [9,10]. Cepen-
dant, ce résultat est retrouvé, après calculs sup-
plémentaires dans la base de données du Baro-
mètre cancer 2005 : 37 % des hommes déclarent
avoir eu un TDSOS au cours de leur vie et 29 %
des femmes. Il n'est pas possible de déterminer
s'il s'agit d'une sur-déclaration masculine ou de
la pratique de tests de recherche de sang à visée
diagnostique. Chez les hommes, la déclaration de
la pratique diffère selon le profil socio-économi-
que, le recours au médecin généraliste et le statut
tabagique. Les résultats de l'analyse sont en accord
avec la littérature : un niveau de revenu socio-
économique élevé est lié à la pratique du test
[11]. En revanche, chez les femmes, c'est le dépis-
tage qui est déterminant dans la pratique du test
(avoir fait une mammographie et résider dans un
département où le dépistage organisé du cancer
colorectal existe). Les cinq départements pilotes
pour le dépistage du cancer colorectal proposaient,
pour quatre d'entre eux, au moment de l'étude, le
dépistage organisé du cancer du sein. Comme le
montrent d'autres études, les femmes semblent
plus sensibilisées au dépistage que les hommes :
celles qui ont déjà fait une mammographie prati-
quent plus fréquemment l'Hémoccult
®
[12,13].
Par ailleurs, plus une personne consulte un méde-
cin généraliste, plus elle fait fréquemment un
TDSOS, étant donné que c'est le médecin généra-
liste qui fournit le test, dans le cadre du dépis-
tage organisé [14].
L'Enquête décennale santé de l'Insee présente les
limites de toute enquête déclarative. On peut
s'interroger sur la réalité de certaines pratiques.
Environ 600 personnes ont déclaré avoir réalisé un
TDSOS dans un département où il n'y a pas de
dépistage organisé. De plus, la moitié des individus
ayant eu un TDSOS déclarent l'avoir fait dans le
cadre d'un programme de dépistage « systéma-
tique » en 2003. Systématique ne veut pas dire
dépistage organisé. On peut s'interroger sur la pra-
tique de ce test dans les départements non pilotes
pour le dépistage du cancer colorectal. En effet, la
lecture au cabinet du médecin ou en laboratoire
de biologie n'est pas recommandée, les résultats
n'étant pas fiables. Or, en dehors des centres d'exa-
men de santé et de certaines initiatives locales, la
centralisation de la lecture n'existait pas dans ces
départements au moment de l'enquête. Ces per-
sonnes ont-elles réellement fait un TDSOS ? Ou ont-
elles réalisé un test de recherche de sang dans les
selles au laboratoire, ce qui est différent ? Certai-
nes personnes déclarent avoir fait des tests suite à
des signes cliniques. Elles n'ont pas été écartées de
l'analyse car elles ont déclaré avoir pratiqué un
Tableau 1 Caractéristiques des hommes de 50 à 74 ans déclarant avoir
effectué un test de détection de sang occulte dans les selles dans les
deux ans, Enquête décennale santé Insee, France, 2002-2003
Table 1 Characteristics of men aged 50-74 years who reported having
performed a fecal occult blood test within the last two years, Insee Decen-
nial Health Survey, France, 2002-2003
Hommes N = 3 189
N
% de test
OR
a
OR ajusté
b
IC 95 %
réalisé
Profession actuelle ou dernière
Agriculteur exploitant, artisan,
commerçant, chef d'entreprise
512
7,7
1
1
Employé, ouvrier
1 137
10,4
1,4
1,3
[0,8-2,3]
Cadre, profession intellectuelle
supérieure et profession intermédiaire
1 540
13,9
2,0
c
1,7
d
[1,0-2,8]
Occupation actuelle
Occupe un emploi
1 418
8,5
1
­
­
Autre inactif (dont chômeur et au foyer)
226
12,1
1,4
­
­
Retraité, pré-retraité, retiré des affaires
1 545
13,3
1,4
­
­
Revenu mensuel par unité
de consommation
900
684
7,8
1
1
900
2 505
12,5
1,8
c
1,5
c
[1,1-2,2]
Existence d'un programme
de dépistage organisé du cancer
colorectal dans le département
Non
2 964
11,0
1
­
­
Oui
225
14,6
1,3
­
­
Nombre annuel de consultations
chez un généraliste
0 478
5,1
1
1
1 à 3
1 177
10,9
2,3
e
2,2
c
[1,4-3,4]
4 et plus
1 534
13,3
2,7
e
2,6
e
[1,6-4,1]
Consommation de tabac
Oui actuellement
730
7,2
1
1
Non actuellement
2 459
12,5
1,7
c
1,7
c
[1,2-2,3]
Consommation de fruits
Moins d'une fois par jour
784
9,4
1
­
­
Tous les jours
2 405
11,9
0,8
­
­
Pratique régulière d'une activité
physique
Non
1 573
10,7
1
­
­
Oui
1 616
11,9
1,1
­
­
Tableau 2 Caractéristiques des femmes de 50 à 74 ans déclarant avoir
effectué un test de détection de sang occulte dans les selles dans les
deux ans, Enquête décennale santé Insee, France, 2002-2003
Table 2 Characteristics of women aged 50-74 years who reported having
performed a fecal occult blood test within the last two years, Insee Decen-
nial Health Survey, France, 2002-2003
Femmes N = 3 361
N
% de test
OR
a
OR ajusté
b
IC 95 %
réalisé
Profession actuelle ou dernière
Agricultrice exploitante, artisane,
commerçante, chef d'entreprise,
personne n'ayant jamais travaillé
515
8,2
1
­
­
Employée, ouvrière
1 808
8,8
1,1
­
­
Cadre, profession intellectuelle
supérieure et profession intermédiaire
1 038
10,5
1,4
­
­
Occupation actuelle
Occupe un emploi
1 198
7,1
1
­
­
Autre inactive
(dont chômeuse et au foyer)
797
10,4
1,1
­
­
Retraitée, pré-retraitée, retirée des affaires 1 366
9,7
0,9
­
­
Revenu mensuel par unité
de consommation
900
782
9,1
1
­
­
900
2 579
9,1
1,0
­
­
Réalisation d'une mammographie
Jamais ou > 2 ans
855
3,6
1
1
2 ans
2 506
11,3
3,6
c
3,4
c
[2,1-5,4]
Existence d'un programme
de dépistage organisé du cancer
colorectal dans le département
Non
3 116
8,3
1
1
Oui
245
19,0 2,6
c
2,5
c
[1,7-3,8]
Nombre annuel de consultations
chez un généraliste
0
388
5,5 1
1
1 à 3
1 119
8,3
1,5
1,3
[0,7-2,3]
4 et plus
1 854
10,1
1,8
d
1,7
e
[0,96-2,9]
Consommation de tabac
Oui actuellement
2 957
9,5
1
­
­
Non actuellement
404
6,0
0,7
­
­
Consommation de fruits
Moins d'une fois par jour
544
8,5
1
­
­
Tous les jours
2 817
9,2 0,9
­
­
Pratique régulière d'une activité
physique
Non
1 850
8,0
1
1
Oui
1 511
10,6
1,3
d
1,3
e
[0,98-1,7]
a
Odds ratios ajustés sur l'âge
b
Odds ratios ajustés sur l'âge et les variables du tableau - les variables à 10 % de significativité en analyse
univariée ont été testé dans le modèle
c
p<0,01 -
d
p<0,05 -
e
p<0,001
a
Odds ratios ajustés sur l'âge
b
Odds ratios ajustés sur l'âge et les variables du tableau - les variables à 10 % de significativité en analyse
univariée ont été testé dans le modèle
c
p<0,001 -
d
p<0,05 -
e
p<0,1
background image
BEH 1 / 1
er
janvier 2008
4
Hémoccult
®
. Il est toutefois possible de s'interroger
sur la fiabilité de cette déclaration ou sur les
indications médicales du TDSOS. Ce test n'est pas
indiqué en cas de symptômes où une coloscopie
doit être réalisée d'emblée. Cette enquête semble
révéler une pratique du TDSOS non conforme aux
recommandations de bonnes pratiques et qui devra
disparaître au profit de la généralisation du dépis-
tage organisé.
Conclusion
Les résultats de l'Enquête décennale santé Insee
2002-2003 permettent de décrire les caractéristi-
ques des hommes et des femmes ayant déclaré
avoir réalisé un test de détection de sang occulte
dans les selles durant les deux dernières années,
avant la généralisation à l'ensemble du territoire
du dépistage organisé du cancer colorectal. La
prochaine enquête Insee en population générale
est prévue en 2008-2009. Elle permettra d'étudier
plus précisément l'évolution de la déclaration de
la pratique du test dans la population après la
généralisation du programme à tout le territoire.
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Colorectal cancer screening participation: comparisons with
mammography and prostate-specific antigen screening. Am
J Public Health. 2001; 91:1264-72.
[14] Fabre E, Spano JP, Atlan D, Braud AC, Mitry E, Panis Y,
et al. Le cancer du côlon : mise au point. Bull Cancer. 2000;
4:5-20.
Acceptabilité et résultats du dépistage du cancer colorectal parmi
le personnel de la Défense, France, novembre 2000-décembre 2004
Franck Berger (desp.valecole@wanadoo.fr)
1
, Véronique Matra-Maslin
2
, Pascal Burnat
3
, Franck Ceppa
3
, Catherine Nizou
4
, Bertrand Vergeau
3
,
Rachel Haus-Cheymol
1
, Catherine Verret
1
, Antoine Mayet
1
, André Spiegel
1
1 / École du Val-de-Grâce, Paris, France 2 / Centre médical de la marine Paris, France 3 / Hôpital d'instruction des armées Bégin, Saint-Mandé, France
R
Rééssuum
méé // AAbbssttrraacctt
Dépistage, cancer colorectal, personnel de la Défense, test Hémoccult
®
II / Screening, colorectal cancer, defense personnel, Hemoccult
®
II test
Contexte ­ En France, le cancer colorectal est responsable chaque année
d'environ 36 000 nouveaux cas et de 16 000 décès. Le Service de santé des
armées a mis en place en 2000 une étude pilote afin d'évaluer l'acceptabilité
du dépistage du cancer colorectal.
Méthode ­ Les personnels de la Défense (militaires et civils) en région
Ile-de-France âgés de 45 ans et plus constituaient la population cible.
L'étude s'est déroulée du 1
er
novembre 2000 au 31 décembre 2004. Lors de
la visite médicale, le médecin proposait au patient d'effectuer un test de
dépistage du cancer colorectal (test Hémoccult
®
II) et renseignait une fiche
de recueil standardisée. Les taux d'acceptabilité du test, de réalisation du
test et de participation à l'étude ont été calculés.
Résultats ­ Au total 7 516 sujets ont été inclus. L'âge moyen était de
50,7 ans. Le sexe ratio homme/femme était de 3,1 ; 38,0 % des sujets étaient
des civils de la Défense. Le taux d'acceptabilité du test était de 76,8 %, le
taux de réalisation de 75,4 % et le taux de participation a été estimé à
57,9 %. Parmi les 75 patients ayant un test Hémoccult
®
II positif, 74 (98,7 %)
ont réalisé une coloscopie. Un résultat était connu pour 68 d'entre eux et
pour 2 sujets (2,9 %) un adénocarcinome a été diagnostiqué.
Discussion-Conclusion ­ Le taux de participation correspond à celui
retrouvé dans la littérature et presque la totalité des sujets ayant eu un test
positif ont bénéficié d'une coloscopie. Seuls deux adénocarcinomes colo-
rectaux ont été dépistés, le jeune âge de la population cible était en partie
responsable de ce faible résultat. Le Service de santé des armées a décidé
de la mise en place d'une campagne de dépistage du cancer colorectal chez
le personnel de la Défense âgé de 50 ans ou plus.
M
Moottss ccllééss // K
Keeyy w
woorrddss
Acceptability and results of colorectal cancer
screening in defense personnel, France, November
2000-December 2004
Context ­ Each year, in France, colorectal cancer is responsible for around
36,000 new cases and 16,000 deaths. In 2000, the French military health
service decided to conduct a pilot study in order to evaluate the acceptability
of colorectal cancer screening.
Methods ­ The defense personnel (militaries and civilians) in the Ile-de-
France area aged 45 years and more constituted the target population. The
study was carried out from 1 November 2000 to 31 December 2004. During
the annual medical examination, the physician proposed to patients to
perform a test for colorectal cancer detection (Hemoccult
®
II test), and
completed a standardised questionnaire. Test acceptability test performance
and study participation rates were calculated.
Results ­ Altogether 7,516 subjects were included. The average age was
50.7 years. The male/female sex ratio was 3.1; 38.0% of the subjects were
civilians. The test acceptability rate was 76.8%, the test performance rate was
75.4% and the study participation rate was 57.9%. Among the 75 patients
with a positive Hemoccult
®
II test, 74 (98.7%) underwent coloscopy.
Coloscopy results were known for 68 of them, and for 2 subjects, an adeno-
carcinoma was diagnosed (2.9%).
Discussion-Conclusion ­ The participation rate estimated in this study
corresponds to that found in the literature, and nearly all subjects with a
positive result underwent coloscopy. Only two cases of colorectal adeno-
carcinoma were detected, the young age of the target population is partly
responsible for this poor test performance. The French military health service
has decided to conduct a colorectal detection campaign for the Defense
personnel aged 50 years or more.
background image
BEH 1 / 1
er
janvier 2008
5
Introduction
Avec plus d'environ 36 000 nouveaux cas diagnos-
tiqués chaque année en France, le cancer colorectal
se situe au deuxième rang des cancers les plus
fréquents [1]. L'instauration d'un dépistage tous les
deux ans par recherche de sang dans les selles
devrait permettre de faire baisser de 15 à 20 % la
mortalité par cancer colorectal, estimée à environ
16 000 décès par an [2,3]. Le Service de santé des
armées a mis en place une étude pilote afin d'évaluer
l'acceptabilité du dépistage du cancer colorectal.
Cette étude a été réalisée parmi le personnel de la
Défense de la région Ile-de-France du 1
er
novembre
2000 au 31 décembre 2004. Les objectifs de cette
étude étaient, (1) d'évaluer l'acceptabilité du test
Hémoccult
®
II chez le personnel de la Défense et
(2) de dépister des cancers colorectaux ou des états
précancéreux (polypes adénomateux).
Population et méthodes
Les critères d'inclusion des sujets étaient : tout
personnel militaire ou employé civil de la Défense
travaillant en région Ile-de-France et âgé de 45 ans
ou plus. Les critères de non inclusion étaient : tous
les sujets présentant une maladie inflammatoire
cryptogénétique intestinale, un cancer du côlon ou
des polypes colorectaux en cours de suivi, des anté-
cédents familiaux de cancer colorectal. L'apparition
récente de symptômes digestifs nécessitant une
prise en charge spécifique (faux besoins, rectorra-
gies...), la prise d'un traitement anti-aggrégant ou
anti-inflammatoire au long cours et les menstrua-
tions entraînaient une contre-indication temporaire.
Le test Hémoccult
®
II (test au gaïac) a été utilisé
lors de cette étude. Le test est basé sur la mise en
évidence de l'activité peroxydasique de l'hémoglo-
bine. Le test est réalisé sur deux échantillons
prélevés sur trois selles émises sur trois jours
consécutifs. Sa sensibilité a été estimée à 48 % [4].
Lors de la visite médicale systématique réalisée
chaque année, le médecin proposait d'effectuer un
test de dépistage à chaque sujet inclus et rensei-
gnait une fiche de recueil. Si le test n'était pas
proposé au sujet ou si ce dernier refusait de le faire,
le médecin envoyait la fiche renseignée à la
structure militaire chargée de l'analyse. Si le sujet
acceptait de faire le test proposé, le médecin lui
remettait un kit de dépistage.
Une fois réalisé, le test était adressé au laboratoire
de biochimie de l'hôpital d'instruction des armées
Bégin. En cas de résultat positif, le médecin propo-
sait la réalisation d'une coloscopie dont le résultat
était reporté sur la fiche, cette dernière était ensuite
clôturée et adressée à la structure militaire chargée
de l'analyse.
Des informations sur les caractéristiques indivi-
duelles, les antécédents personnels et familiaux de
maladie digestive, la réalisation du test Hémoccult
®
II
(date de remise du test, résultats) et sur les résul-
tats de la coloscopie lorsqu'elle était réalisée ont
été recueillies sur une fiche de recueil standardisée.
La fiche de recueil a été actualisée en novembre
2001 (fiche nouveau modèle) afin de mieux décrire
les motifs de non remise du test au sujet (refus,
contre-indication temporaire). Afin de préserver
l'anonymat, l'année de naissance et non la date de
naissance a été recueillie.
Le taux d'acceptabilité du test a été défini comme
la proportion de sujets ayant accepté de se voir
remettre le kit, parmi ceux à qui il avait été pro-
posé. Ce taux a été calculé à partir des informa-
tions recueillies à compter de novembre 2001. Le
taux de réalisation du test a été défini comme la
proportion de sujet l'ayant réalisé, parmi ceux à
qui avait été remis le kit. Le taux de participation,
défini comme la proportion de sujets ayant effectué
le test parmi les sujets appartenant à la population
cible du dépistage, a été calculé en faisant le produit
du taux d'acceptabilité par le taux de réalisation
du test.
L'analyse des données a été effectuée avec le logiciel
EpiInfo 6.04d
®
.
Résultats
Du 1
er
novembre 2000 au 31 décembre 2004,
8 508 sujets ont été inclus dans l'étude (figure 1).
Parmi eux, 992 sujets (11,7 %) ont été inclus à tort,
dont 62,7 % (622/992) avaient des antécédents
familiaux de cancer colorectal. Au total, 7 516 sujets
répondaient aux critères d'inclusion.
Caractéristiques individuelles
L'âge moyen était de 50,7 ans (médiane : 50 ans,
extrêmes : 45-73). Le sexe-ratio homme/femme était
de 3,1 (5 648/1 816), 38,0 % des sujets étaient des
civils (2 817/7 409).
Acceptabilité et déterminants de
l'acceptabilité du test Hémoccult
®
II
Les motifs de non remise du test ont été recher-
chés à partir des renseignements collectés à partir
de 2001, soit chez 4 665 sujets (figure). Dix-neuf
dossiers étaient incomplets et le test n'a pas été
proposé à 1 114 sujets qui ne faisaient pas partie
de la population cible (contre-indication tempo-
raire). Parmi les 3 532 sujets pouvant bénéficier du
dépistage, 819 ont refusé le test (figure). Le taux
d'acceptabilité du test était de 76,8 %.
Ce taux diminuait significativement avec l'année
de l'étude (Chi
2
tendance = 11,8 ; p<0,001), passant
de 82,0 % en 2001 à 71,7 % en 2004 (tableau 1).
Fiches analysées
n = 8 508
Ancien modèle :
n = 3 201
Nouveau modèle : n = 5 307
Sujets répondant aux critères d'inclusion
n = 7 516
Ancien modèle :
n = 2 851
Nouveau modèle : n = 4 665
Inclus à tort
n = 992
Ancien modèle :
n = 350
Nouveau modèle : n = 642
Réponses manquantes
n = 26
Ancien modèle :
n = 23
Nouveau modèle : n = 3
Résultats non obtenus
n = 1 156
Ancien modèle :
n = 174
Nouveau modèle : n = 982
Tests Hémoccult
®
II positifs
n = 75
Ancien modèle :
n = 35
Nouveau modèle : n = 40
Tests Hémoccult
®
II négatifs
n = 3 470
Ancien modèle :
n = 1 779
Nouveau modèle : n = 1 691
Tests Hémoccult
®
II remis
n = 4 701
Ancien modèle :
n = 1 988
Nouveau modèle : n = 2 713
Tests Hémoccult
®
II non remis
n = 2 789
Ancien modèle :
n = 840
Nouveau modèle : n = 1 949
Coloscopie
n = 74
Polypes
n = 22
Autre (diverticules, sigmoïdite...)
n = 6
Normale
n = 38
Résultats inconnus
n = 6
Adénocarcinome
n = 2
Raisons de la non remise du test
(à partir des 1 949 fiches
nouveau modèle)
Test Hémoccult
®
de moins de 2 ans
n = 732
Adressé en consultation spécialisée
n = 51
Suivi en cours
n = 331
Refus de faire le test
n = 819
Non renseigné
n = 16
Figure 1 Synthèse des résultats de l'analyse des fiches, France, novembre 2000-décembre 2004 / Figure 1 Synthesis of the results of questionnaires' analysis,
France, November 2000-December 2004
background image
BEH 1 / 1
er
janvier 2008
6
Les déterminants de l'acceptabilité de la remise du
test ont été étudiés en comparant le groupe des
4 701 sujets ayant accepté la remise d'un test (1 988
jusqu'à novembre 2001 et 2 713 après) à celui des
819 ayant refusé. L'âge moyen ne différait pas
significativement entre les sujets ayant refusé et
ceux ayant accepté (50,7
versus 50,5 ans ; p=0,1).
Après ajustement sur le statut militaire ou civil de
la Défense, le taux d'acceptabilité était significative-
ment inférieur chez les femmes (RR
ajusté
= 0,87 ;
[IC=0,84-0,91]). Après ajustement sur le sexe, le
taux d'acceptabilité était significativement inférieur
chez les civils de la Défense à celui des militaires
(RR
ajusté
= 0,91 ; [IC=0,88-0,93]).
Réalisation du test Hémoccult
®
II
et déterminants de la réalisation
du test
Le taux de réalisation du test Hémoccult
®
II était de
75,4 % (3 545 tests effectués pour 4 701 tests
distribués).
L'âge des sujets n'était pas significativement diffé-
rent selon que le sujet avait réalisé ou non le test
(50,6
versus 50,3 ans ; p=0,07). Il existait une inter-
action significative entre les variables sexe et
statut (militaire ou civil de la Défense) vis-à-vis de
la réalisation du test (p=10-3). Une analyse strati-
fiée a donc été réalisée.
Chez les civils de la Défense, les taux de réalisation
du test ne différaient pas significativement selon le
sexe (femmes : 82,3 %
versus hommes : 82,7 % ;
p=0,9), alors que chez les militaires, le taux de
réalisation était significativement plus élevé chez
les hommes (77,8 %
versus 63,3 % ; p=10
­4
).
Chez les femmes, le taux de réalisation était signi-
ficativement plus élevé chez les civiles que chez les
militaires (72,3 %
versus 62,3 % ; p<0,01). En revan-
che, chez les hommes, le taux de réalisation était
significativement supérieur chez les militaires par
rapport aux civils (77,8 %
versus 72,7 % ; p=0,004).
Participation au dépistage
du cancer colorectal
Le taux de participation au dépistage du cancer
colorectal était de 57,9 % (76,8 % x 75,4 %).
Résultats du test Hémoccult
®
II
et de la coloscopie
Au total 2,1 % (75/3 545) des tests réalisés étaient
positifs et 98,7 % (74/75) des sujets ayant un test
Hémoccult
®
II positif ont réalisé une coloscopie.
Parmi les 68 sujets pour lesquels le résultat était
connu, 55,9 % (38/68) avaient une coloscopie
normale, 32,4 % (22/68) présentaient des polypes
et pour 2,9 % (2/68) des sujets, un adénocarcinome
a été diagnostiqué (figure).
Discussion
L'étude de faisabilité d'une campagne de dépis-
tage du cancer colorectal chez le personnel de la
Défense de la région Ile-de-France s'est déroulée
du 1
er
novembre 2000 au 31 décembre 2004. Le
nombre de sujets inclus dans l'étude était de 8 508.
Parmi les 8 508 sujets, 992 (11,7 %) ont été inclus
à tort. Pour plus de la moitié d'entre eux, il s'agis-
sait d'une population à risque élevé de cancer
colorectal devant bénéficier d'une stratégie de dépis-
tage différente (coloscopie tous les 2 à 5 ans) [5].
L'année de naissance et non la date de naissance
était recueillie : cette donnée, même associée au
sexe et au lieu d'affectation (qui pouvait avoir
changé), ne permettait pas d'identifier les sujets
ayant bénéficié de deux dépistages et donc d'éva-
luer leur impact sur l'acceptabilité.
Le taux d'acceptabilité du test était égal à 76,8 %.
Les femmes et le personnel civil acceptaient moins
fréquemment de participer à la campagne de dépis-
tage. La baisse du taux d'acceptabilité avec le temps
pourrait s'expliquer par (1) une diminution avec le
temps de la motivation des médecins et (2) le départ
des médecins formés et sensibilisés (mutation,
missions, stages...). Pour ces raisons, les médecins
sensibiliseraient moins les patients qui seraient donc
plus nombreux à refuser de faire le test.
Les sujets à qui le test avait été remis l'ont réalisé
dans 75,4 % des cas. Le taux de réalisation dépen-
dait du sexe et du statut civil ou militaire. Les
militaires de sexe masculin étaient ceux qui réali-
saient le plus fréquemment le test (77,8 %) et les
militaires de sexe féminin étaient ceux qui le réali-
saient le moins fréquemment (63,3 %). Le taux de
participation a été estimé à 57,9 %, proche de celui
observé lors des premières campagnes de dépis-
tage menées notamment en Bourgogne (53 %) [6].
A l'inverse des résultats observés dans cette étude,
Faivre et al. rapportent une meilleure participation
des femmes [7]. Aucune explication n'a été trouvée
permettant d'expliquer cette différence. Les militai-
res sont plus souvent en contact avec le médecin
d'unité que les civils avec le médecin du personnel.
En effet, l'aptitude opérationnelle nécessite chaque
année, au minimum, une visite médicale, une visite
dentaire et la mise à jour de nombreuses vacci-
nations. Ainsi, le médecin militaire a plus souvent
l'occasion de rappeler à son patient de faire le test,
ce qui peut expliquer en partie le meilleur taux de
participation observé chez les militaires.
Une étude faite dans le Lot sur 1 311 salariés avait
montré le rôle primordial joué par (1) le médecin
prescripteur du test, (2) le mode de distribution du test
(par voie postale ou directement par le médecin)
et (3) le statut socioprofessionnel des sujets [8].
Au sein du personnel de la Défense, l'amélioration
du taux de participation passe par le renforcement
de l'implication des médecins dans la campagne
de dépistage qui doivent sensibiliser plus particu-
lièrement le personnel féminin et le personnel civil.
Le pourcentage de tests positifs était de 2,1 % et
l'acceptabilité de la coloscopie était élevée, puis-
que 98,7 % des sujets ayant un test positif ont
bénéficié d'une coloscopie. Une étude de dépistage
du cancer colorectal menée au sein de 22 départe-
ments français entre 2002 et 2004 montrait un
pourcentage de tests positifs proche de celui
retrouvé dans notre étude puisqu'il était compris
entre 2,0 % et 3,8 % [9]. En revanche, l'accepta-
bilité de la coloscopie était moins élevée, en effet
« seulement » 78 % des sujets ayant un test posi-
tif avaient bénéficié d'une coloscopie [9]. Au total,
2 adénocarcinomes et 22 tumeurs bénignes ont
été dépistés. L'incidence des cancers colorectaux
dépistés peut paraître faible. Comme 40 % des can-
cers colorectaux surviennent après l'âge de 70 ans,
le jeune âge de la population militaire peut en
partie expliquer le faible rendement du test.
Ces résultats ont amené le Service de santé des
Armées à mettre en place une campagne de dépis-
tage du cancer colorectal destinée à l'ensemble du
personnel de la Défense âgé de 50 ans ou plus. Le
test Hemostick
®
a été préféré au test Hemoccult
®
II
du fait notamment d'une lecture effectuée directe-
ment par le médecin. L'interprétation immédiate
par ce dernier devrait favoriser la participation du
médecin et de son patient. La campagne de dépis-
tage a débuté le 1
er
janvier 2006.
Remerciements
Ce travail n'aurait pu être réalisé sans la collaboration active
de l'ensemble des médecins des services médicaux d'unités
qui ont participé à cette étude, de certains spécialistes hos-
pitaliers ou médecins des Directions du service de santé. Que
chacun trouve ici un juste remerciement de sa participation.
Références
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Zarebska M, Franchisseur C, et al. Dépistage du cancer colo-
rectal par test Hémoccult : taux de participation et prise en
charge médicale des sujets à test positif au sein de l'étude
SU.VI.MAX. Rev Epidémiol Santé Publique. 2002 ; 50:321-3.
[2] Remontet L, Esteve J, Bouvier AM, Grosclaude P, Launoy G,
Menegoz F, et al. Cancer incidence and mortality in France
over the period 1978-2000. Rev Epidémiol Santé Publique.
2003; 51:3-30.
[3] Lefevre R. Incidence médico-légale du dépistage du cancer
du côlon. Gastroentérol Clin Biol. 1998; 22:S56-S62.
[4] Launoy G, Berchi C. Apport des tests immunologiques de
recherche de sang occulte dans les selles pour le dépistage
du cancer colorectal. Bull Cancer. 2005; 92:885-90.
[5] Rougier P. Cancers du côlon et du rectum. Mieux les
dépister et mieux les traiter. Rev Prat. 2004; 54:133-5.
[6] Dancourt V, Faivre J. Épidémiologie et dépistage des
cancers colorectaux. Rev Prat. 2004; 54:135-42.
[7] Faivre J, Dancourt V, Lejeune C, Tazi MA, Lamour J, Gerard D,
et al
. Reduction in colorectal cancer mortality by fecal occult
blood screening in a French controlled study. Gastro-
enterology. 2004; 126:1674-80.
[8] Fabre D, Faliu B, Grosclaude P, Gaston-Jeanzac F,
Couillac JP, Machelard-Sauvage M. Facteurs de participation
à une campagne de dépistage du cancer colorectal dans le
cadre de la médecine du travail. Santé publique. 1999 ;
11:527-38.
[9] Goulard H, Ancelle-Park R, Julien M, Bloch J et les
médecins coordinateurs des structures de gestion. Le cancer
colorectal en France. Évaluation 2002 à 2004. Saint-Maurice:
Institut de veille sanitaire 2006; 6 p (http://www.invs.sante.fr/
publications/2006/cancer_colorectal/index.html, consulté le
9 juillet 2007).
Tableau 1 Taux d'acceptabilité du test selon l'année, à partir des données collectées depuis novembre 2001,
France /
Table 1 Test acceptability rate by year from data collected since November 2001, France
Année
N
Tests Hémoccult
®
II Taux
d'acceptabilité
Non proposé
Proposé
Accepté
Refusé
2001
297
64
191
42
82,0
2002
1 873
551
1 035
287
78,3
2003
1 821
357
1 119
345
76,4
2004
655
142
368
145
71,7
Total
4 646*
1 114
2 713
819
76,8
* Pour 19 sujets sur 4 665, il manquait une des informations
background image
BEH 1 / 1
er
janvier 2008
7
Le BEH remercie chaleureusement les relecteurs des articles parus en 2007
Anne Fagot-Campagna
, Institut de veille sanitaire-
InVS, Saint-Maurice
Bernard Faliu
, Direction générale de la santé-DGS,
Paris
Laurent Filleul
, Cellule interrégionale d'épidémiologie
Aquitaine, Institut de veille sanitaire, Bordeaux
Jean-Marie Firdion
, Institut national des études
démographiques-Ined, Paris
Annick Fontbonne
, Instut de recherche et de déve-
loppement-IRD, Montpellier
Anne Fouillet
, Institut national de la santé et de la
recherche médicale-Inserm U754, Villejuif
Claire Fuhrman
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Marc Gastellu Etchegorry
, Organisation mondiale
de la santé-OMS, Genève, Suisse
Dominique Gendrel
, Hôpital Saint-Vincent de Paul-
Cochin, Assistance publique-Hôpitaux de Paris
Philippe Germonneau
, Institut de veille sanitaire-
InVS, Saint-Maurice
Anne Gervais
, Hôpital Bichat-Claude Bernard, Assis-
tance publique des hôpitaux de Paris
Marcel Goldberg
, Institut national de la santé et de
la recherche médicale-Inserm U687, Saint-Maurice
Eugénia Gomes Do Espirito Santo
, Gorée, Sénégal
Véronique Goulet
, Institut de veille sanitaire-InVS,
Saint-Maurice
Bruno Grandbastien
, Hôpital Calmette, Lille
Pascale Grosclaude
, Registre des cancers du Tarn,
Albi
Nicole Guérin
, Pédiatre, Antony
Juliette Guillemont
, Institut national de prévention
et d'éducation pour la santé-Inpes, Saint-Denis
Catherine Goujon
, Institut Pasteur, Paris
Alain Grimfeld
, Hôpital Trousseau, Assistance publique-
Hôpitaux de Paris
Catherine Ha
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Sylvie Haeghebaert
, Cellule interrégionale d'épidé-
miologie Nord, Institut de veille sanitaire, Lilles
Thomas Hanslik
, Hôpital Ambroise Paré, Assistance
publique-Hôpitaux de Paris, Boulogne Billancourt
Brigitte Helynck
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Denis Hémon
, Institut national de la santé et de la
recherche médicale-Inserm U754, Villejuif
Magid Herida
, European Centre for Disease Preven-
tion and Control-ECDC, Stockholm, Suède
Jean-Louis Herrmann
, Hôpital Raymond Poincaré,
Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Garches
Bruno Housset
, Centre hospitalier intercommunal de
Créteil
Sandrine Houzé
, Hôpital Bichat-Claude Bernard,
Assistance publique-Hôpitaux de Paris
Dominique Huas
, Faculté de médecine, Hôpital Bichat-
Claude Bernard, Paris
Bruno Hubert
, Centre hospitalier Universitaire,
Bordeaux
Philippe Hubert
, Institut national de l'environnement
industriel et des risques-Ineris, Verneuil-en-Halatte
Ellen Imbernon
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Hubert Isnard
, Cellule interrégionale d'épidémiologie
Ile-de-France, Institut de veille sanitaire, Paris
Yuriko Iwatsubo
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
David Jacobi
, Centre hospitalier régional universitaire,
Tours
Marie Jauffret-Roustide
, Institut de veille sanitaire-
InVS, Saint-Maurice
Loïc Josseran
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Eric Jougla
, Centre d'épidémiologie sur les causes
médicales de décès-CépiDC, Inserm, Le Vésinet
Élisabeth Adjadj
, Institut Gustave Roussy, Villejuif
Jean-François Albucher
, Centre Hospitalier univer-
sitaire, Toulouse
Antoine Andremont
, Hôpital Bichat Claude Bernard,
Assistance publique-Hôpitaux de Paris
Cécile Anglade
, Direction Générale de la Santé-DGS,
Paris
Denise Antona
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Fadi Antoun
, Direction de l'action sociale de l'enfance
et de la santé, Paris
Alexis Armengaud
, Cellule interrégionale d'épidémio-
logie Sud, Institut de veille sanitaire, Marseille
Pascal Astagneau
, Centre de Coordination de la lutte
contre les infections nosocomiales, CClin-Nord, Paris
Claude Attali
, Faculté de médecine Paris 12, Créteil
Jean-Pierre Aubert
, médecine générale, Paris
Delphine Barataud
, Institut de veille sanitaire, Saint-
Maurice
Frédéric Barbut
, Hôpital Saint-Antoine, Assistance
publique-Hôpitaux de Paris
Sabine Baron
, Centre hospitalier universitaire, Tours
François Baudier
, Union régionale des caisses d'assu-
rance maladie-Urcam Franche-Comté, Besançon
Francine Baumann
, Registre du cancer, Nouvelle-
Calédonie
Geneviève Baumont
, Institut de radioprotection et
de sûreté nucléaire-IRSN, Clamart
Pascal Beaudeau
, Institut de veille sanitaire-InVS,
Saint-Maurice
Fatima Belghiti
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Ellen Benhamou
, Institut Gustave Roussy, Villejuif
Franck Berger
, Département d'épidémiologie et de
santé publique Nord, École du Val de Grâce, Paris
Jean Beytout
, Centre hospitalier universitaire, Clermont-
Ferrand
Agathe Billette de Villemeur
, Centre départemental
de santé, Grenoble
Binder-Foucard Florence
, Faculté de médecine,
Strasbourg
Olivier Bouchaud
, Hôpital Avicenne, Assistance
publique-Hôpitaux de Paris, Bobigny
Jean-Paul Boutin
, Institut de médecine tropicale
du service de santé des armées-IMTSSA, Marseille
Élisabeth Bouvet
, Hôpital Bichat-Claude Bernard,
Assistance publique-Hôpitaux de Paris
Anne-Marie Bouvier
, Institut national de la santé et
de la recherche médicale-Inserm EMI106, Dijon
Catherine Buisson
, Institut de veille sanitaire-InVS,
Saint-Maurice
Emmanuelle Cadot
, Institut national de la santé et
de la recherche médicale-Inserm U822, le Kremlin Bicêtre
Marcel Calvez
, Université Rennes 2, Rennes
Daniel Camus
, Institut Pasteur, Lille
Isabelle Capek
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Anne Carbonne
, Centre de coordination de la lutte
des infections nosocomiales, CClin Nord, Paris
Nicolas Carré
, Cellule interrégionale d'épidémiologie
Ile-de-France, Institut de veille sanitaire, Paris
Mathieu Carton
, Institut national de la santé et de la
recherche médicale-Inserm et Caisse nationale d'assu-
rance maladie des travailleurs salariés-CnamTS, Unité
mixte 687, Saint-Mandé
Olivier Castel
, Centre hospitalier universitaire, Poitiers
Jean-Didier Cavallo
, Hôpital d'Instruction des armées
Bégin, Saint-Mandé
Christine Chan-Chee
, Institut de veille sanitaire-InVS,
Saint-Maurice
Jean-Loup Chappert
, Cellule interrégionale d'épidé-
miologie Antilles-Guyane, Institut de veille sanitaire, Fort-
de-France
Pascal Chaud
, Cellule interrégionale d'épidémiologie
Antilles-Guyane, Institut de veille sanitaire, Fort-de-France
Michel Chauliac
, Direction générale de la santé-DGS,
Paris
Pierre Chauvin
, Institut national de la santé et de la
recherche médicale-Inserm U707, Paris
Khadoudja Chemlal
, Direction générale de la santé-
DGS, Paris
Geneviève Chène
, Université Victor Segalen, Bordeaux
Anne Chevalier
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Mireille Chiron
, Unité mixte de recherche épidémiologi-
que et de surveillance, transport, travail, environnement-
Umrestte, Bron
Christos Chouaid
, Hôpital Saint-Antoine, Assistance
publique-Hôpitaux de Paris
Paul-Henri Consigny
, Centre médical de l'Institut
Pasteur, Paris
Dominique Costagliola
, Institut national de la santé
et de la recherche médicale-Inserm U720, Paris
Benoît Cottrelle
, Cellule interrégionale d'épidémiologie
Auvergne, Institut de veille sanitaire, Clermont-Ferrand
Marie-José D'Alche Gautier
, Centre hospitalier univer-
sitaire Clemenceau, Caen
Martin Danis
, Hôpital de la Pitié-Salpétrière, Assis-
tance publique-Hôpitaux de Paris
Nicole Darmon
, Unité mixte de recherche, Institut
national de la santé et de la recherche médicale-Inserm
U476, Marseille
Bertrand Dautzenberg
, Hôpital de la Pitié-Salpétrière,
Assistance publique-Hôpitaux de Paris
Carine De Beaufort
, Clinique Pédiatrique de Luxem-
bourg
Eric Dechaux
, Autorité de sûreté nucléaire-ASN, Paris
Dominique Dejour-Salamanca
, Cellule interrégio-
nale d'épidémiologie Ile-de-France, Institut de veille
sanitaire, Paris
Marie-Christine Delmas
, Institut de veille sanitaire-
InVS, Saint-Maurice
Jean Delmont
, Faculté de médecine Nord, Marseille
Rémi Demillac
, École nationale de la santé publique,
Rennes
Xavier Deparis
, Département d'épidémiologie et de
santé publique Nord, École du Val-de-Grâce, Paris
Nicolas Duport
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Benoît Dervaux
, Recherche et études politiques
sociales, santé et habitat-Cresge, Lille
Valérie Deschamps
, Institut de veille sanitaire-InVS,
Saint-Maurice
Jean-Claude Desenclos
, Institut de veille sanitaire,
Saint-Maurice
Jean-Claude Dessau
, Institut national de santé
publique du Québec, Canada
Paule Deutsch
, Direction régionale des affaires
sanitaires et sociales-Drass, Ile-de-France, Paris
Jean Donadieu
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Valérie Drouvot
, Direction générale de la santé-DGS,
Paris
Pierre Ducimetière
, Institut national de la santé et
de la recherche médicale-Inserm U258, Villejuif
Didier Dupré
, Commission européenne-Eurostat, Luxem-
bourg
Yves Edel
, Hôpital de la Pitié-Salpétrière, Assistance
publique-Hôpitaux de Paris
Daniel Eilstein
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Marie-Hélène El Jammal
, Institut de radioprotection
et de sûreté nucléaire-IRSN, Fontenay-aux-Roses
Pascal Empereur-Bissonnet
, Institut de veille sanitaire-
InVS, Saint-Maurice
Dominique Escourolle
, Direction générale de la santé-
DGIS, Paris
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Directrice de la publication : Dr Françoise Weber, directrice générale de l'InVS
Rédactrice en chef : Judith Benrekassa, InVS, redactionBEH@invs.sante.fr
Rédactrice en chef adjointe : Valérie Henry, InVS, redactionBEH@invs.sante.fr
Secrétaire de rédaction : Farida Mihoub, InVS, redactionBEH@invs.sante.fr
Comité de rédaction : Dr Sabine Abitbol, médecin généraliste ; Dr Thierry Ancelle, Faculté de médecine
Paris V ; Dr Denise Antona, InVS ; Dr Christine Chan-Chee, InVS ; Dr Sandrine Danet, Drees ;
Dr Isabelle Gremy, ORS Ile-de-France ; Dr Rachel Haus-Cheymol, Service de santé des Armées ;
Dr Yuriko Iwatsubo, InVS ; Dr Christine Jestin, Inpes ; Éric Jougla, Inserm CépiDc ; Dr Bruno Morel, InVS ;
Josiane Pillonel, InVS ; Dr Sandra Sinno-Tellier, InVS ; Hélène Therre, InVS.
N°CPP : 0206 B 02015 - N°INPI : 00 300 1836 -ISSN 0245-7466
Diffusion / abonnements : Institut de veille sanitaire - BEH rédaction
12, rue du Val d'Osne - 94415 Saint-Maurice Cedex
Tél : 01 55 12 53 25/26
Fax : 01 55 12 53 35 - Mail : redactionbeh@invs.sante.fr
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Imprimerie : Actis / Maulde & Renou Paris
16-18, quai de la Loire - 75019 Paris
Retrouvez ce numéro ainsi que les archives du Bulletin épidémiologique hebdomadaire sur http://www.invs.sante.fr/BEH
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Nathalie Jourdan-Da Silva
, Institut de veille sanitaire-
InVS-Saint-Maurice
Jean-François Jusot
, Institut de veille sanitaire-InVS,
Saint-Maurice
Florence Kermarec
, Institut de veille sanitaire-InVS,
Saint-Maurice
Odile Kremp
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Karine Laïdi
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Thierry Lang
, Institut national de la santé et de la
recherche médicale-Inserm-U558, Toulouse
Odile Launay
, Hôpital Cochin, Assistance publique-
Hôpitaux de Paris
Guy Launoy
, Institut national de la santé et de la
recherche médicale-Inserm, Caen
Annette Leclerc
, Institut national de la santé et de la
recherche médicale-Inserm U687, Saint-Maurice
Martine Ledrans
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Anne-Laurence Le Faou
, Hôpital Européen Georges
Pompidou, Assistance publique-Hôpitaux de Paris
Agnès Lefranc
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Agnès Lepoutre
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
France Lert
, Institut national de la santé et de la
recherche médicale-Inserm U687, Saint-Maurice
Stéphane Le Vu
, Institut de veille sanitaire-InVS,
Saint-Maurice
Charlotte Lewden
, Institut de santé publique, d'épi-
démiologie et de développement-Isped, Bordeaux
Danièle Luce
, Institut national de la santé et de la
recherche médicale-Inserm U687, Saint-Maurice
Anne-Marie Magnier
, Université Paris VI
Laurence Mandereau-Bruno
, Cellule interrégionale
d'épidémiologie Ile-de-France, Institut de veille sanitaire,
Paris
Jean-luc Marchand
, Institut de veille sanitaire-InVS,
Saint-Maurice
Pascal Melihan-Cheinin
, Direction générale de la
santé-DGS, Paris
Najoua Mlika-Cabanne
, Haute autorité de santé-HAS,
Saint-Denis La Plaine
Véronique Moysan
, Caisse nationale de l'assurance
maladie des travailleurs salariés-CnamTS, Paris
Jean-François Muir
, Centre hospitalier universitaire,
Rouen
Pierre Nabeth
, Organisation mondiale de la santé-
OMS, Lyon
Michel Naiditch
, Institut de recherche et de documen-
tation en économie de santé-Irdes, Paris
Xavier Nassif
, Institut national de la santé et de la
recherche médicale-Inserm U570, Paris
Vincent Nedellec
, Études et recherches en santé
environnement, Saulx-les-Chartreux
Françoise Neukirch
, Institut national de la santé et
de la recherche médicale-Inserm U700, Paris
Pierre Nicolas
, Institut de médecine tropicale du service
de santé des armées-IMTSSA, Marseille
Isabelle Parent du Châtelet
, Institut de veille
sanitaire-InVS, Saint-Maurice
Jean-Claude Pairon
, Faculté de médecine Paris XII,
Créteil
François Patrice
, Université Joseph Fourier, Grenoble
André Paugam
, Hôpital Cochin, Assistance publique-
Hôpitaux de Paris
Philippe Pépin
, Observatoire régional de la santé-ORS,
Paris
Marie-Laure Pibarot
, Coordination urgences et
risques sanitaires, Assistance publique-Hôpitaux de Paris
Philippe Pirard
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Christine Poirier
, Centre hospitalier intercommunal
de Créteil
Renée Pomarède
, Institut de veille sanitaire-InVS,
Saint-Maurice
Isabelle Poujol
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Jean-Luc Quenon
, Hôpital Xavier Arnozan, Pessac
Syviane Ratte
, Institut national du cancer-Inca,
Boulogne-Billancourt
Vincent Renard
, Faculté de médecine de Créteil
Grégoire Rey
, Institut national de la santé et de la
recherche médicale-Inserm, IFR 69, Villejuif
Cécile Ricard
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Jean-Jacques Robert
, Faculté libre de médecine de
Lille
Jérôme Robert
, Université Paris VI, Paris
Yvonne Robitaille
, Institut national de santé publique
du Québec-INSPQ, Canada
Nicolas Roche
, Hôpital de l'Hôtel-Dieu, Assistance
publique-Hôpitaux de Paris
Amandine Rodrigues
, Institut national de la statisti-
que et des études économiques-Insee, Nantes
Véronique Ronzière
, Conseil général du Rhône, Lyon
Yves Roquelaure
, Centre hospitalier universitaire,
Angers
Catherine Rumeau-Pichon
, Haute autorité de santé-
HAS, Saint-Denis La Plaine
Elifsu Sabuncu
, Institut Pasteur, Paris
Danielle Saint-Laurent
, Institut national de santé
publique du Québec-INSPQ, Canada
Emmanuelle Salines
, Direction de la recherche, des
études, de l'évaluation et des statistique-Drees, Paris
Georges Salines
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Rachid Salmi
, Université Victor Segalen, Bordeaux
Hélène Sancho-Garnier
, Centre de lutte contre le
cancer, Montpellier
Catherine Sartor
, Hôpital de la Conception, Marseille
Dominique Sassier
, Direction départementale des
affaires sanitaires et sociales-DDASS de l'Ardèche,
Lesconil
Valérie Schwoebel
, Cellule interrégionale d'épidémio-
logie Midi-Pyrénées, Institut de veille sanitaire, Toulouse
Claire Ségala
, Sepia-Santé, Melrand
Brigitte Séradour
, Hôpital de la Timone, Marseille
Sandra Sinno-Tellier
, Institut de veille sanitaire-InVS,
Saint-Maurice
Alfred Spira
, Institut national de la santé et de la
recherche médicale-Inserm U822, Le Kremlin Bicêtre
Florence Suzan
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Jean-François Tessier
, Université Victor Segalen,
Bordeaux
Stéphane Tessier
, Comité régionale d'éducation pour
la santé en Ile-de-France-Cresif, Paris
Bertrand Thélot
, Institut de veille sanitaire-InVS, Saint-
Maurice
Xavier Thierry
, Institut national des études démogra-
phiques-Ined, Paris
Jean-Michel Thiollet
, Institut de veille sanitaire-InVS,
Saint-Maurice
Laurent Toulemon
, Institut national d'études démo-
graphiques-Ined, Paris
Brigitte Tretarre
, Registre des tumeurs de l'Hérault,
Montpellier
Michel Underner
, Centre hospitalier de Poitiers
Stéphaine Vandentorren
, Institut de veille sanitaire-
InVS, Saint-Maurice
Nathalie Van der Mee-Marquet
, Hôpital Trousseau,
Tours
Philippe Vanhems
, Hôpital Édouard Herriot, Lyon
Michel Varroud Vial
, Centre hospitalier Sud-francilien,
Corbeil-Essonnes
Isabelle Vedel
, Hôpital Sainte-Périne, Assistance
publique-Hôpitaux de Paris
Yves Veyssier
, Tracy Le Mont
Anne-Catherine Viso
, Institut de veille sanitaire-InVS
Saint-Maurice
Michel Wiesel
, Centre hospitalier départemental,
La Roche-sur-Yon
Wilquin Jean-Louis
, Institut national de prévention et
d'éducation pour la santé-Inpes, Saint-Denis
Kadi Zoher
, Direction régionale des affaires sanitaires
et sociales-Drass de Picardie, Amiens
Les voeux de la rédaction
Toute l'équipe du BEH adresse ses meilleurs voeux pour 2008 à ses lecteurs bien sûr, mais aussi et surtout aux auteurs qui ont choisi d'y publier leur travaux,
aux relecteurs des articles, aux membres du comité de rédaction, enfin à tous ceux qui ont contribué au développement et au renouvellement de la revue.
En 2007 encore, nous avons publié de nombreux numéros thématiques, où apparaît toute la richesse de la collaboration entre l'InVS et ses partenaires :
le radon, les syndromes psychogènes, la santé des voyageurs, la mortalité, la situation sanitaire à Mayotte... pour n'en citer que quelques uns.
Nous allons bien sûr poursuivre en 2008 ces grands rendez-vous thématiques, qui permettent une approche globale et multidisciplinaire de grands enjeux de santé
publique. Mais rappelons que les colonnes du BEH sont également grandes ouvertes aux soumissions spontanées, rendant compte d'enquêtes et d'investigations
venant de tous horizons et qui permettent au BEH, sans a priori, d'essayer de couvrir largement le champ de la surveillance sanitaire
et de l'état de santé des populations.
Pour cette année 2008, formulons donc pour le BEH le voeu de maintenir son ouverture vers tous les acteurs de la surveillance et de la veille sanitaire,
et que la diversité des sujets abordés puisse y refléter celle du champ de la santé publique.

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